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Microsoft et Apple, prennent ses distances avec Flash. Selon Microsoft « HTML5 est le futur d’internet ». Apple et Microsoft semblent penser la même chose de Flash. Alors que Steve Jobs a formulé une grande liste de critiques de la technologie d’Adobe, la firme de Redmond (Microsoft) a également rejoint les dires du gérant d’Apple.
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Crée en 1994 par le britannique Tim Berners-Lee – l’inventeur du World Wide Web – l’organisme du W3C est chargé de la standardisation des technologies web. Plus de 1500 participants planchent sur l’élaboration de ces standards au travers de 60 groupes de travail dont le HTML Working Group. Ce dernier rassemble 40 sociétés membres qui acceptent de mettre à contribution leurs travaux respectifs, par exemple via le partage de brevets. De passage en France, Dominique Hazaël-Massieux, responsable de la division Mobile Web Initiative Activity et Philippe Le Hégaret, chargé du groupe W3C Architecture Domain reviennent sur le HTML 5 et les initiatives qui en découleront.
A l’origine, c’est l’ingénieur Ian Hickson, alors employé d’Opera Software, qui s’est penché sur ce projet. En 2004, Opera, Mozilla et Apple ont ainsi formé une première communauté de réfléxion baptisée WHATWG. Cette dernière fut ensuite fusionnée au W3C à la réouverture du HTML Working Group en 2007. Parmi les nouveautés particulièrement populaires – et ce, malgré les débats autour des codecs – la balise < video > permet au développeur de s’affranchir du lecteur Flash. Lors du MIX 2010, Microsoft a d’ailleurs souligné l’introduction de cette balise au sein d’Internet Explorer 9. D’autres fonctionnalités restent bien moins implémentées, par exemple l’usage des forms pour la création de formulaires plus poussés. Retrouvez une liste de toutes les nouveautés.
Quand CSS s’inspire de Flash et JavaScript
Concernant la partie CSS (utilisée pour styliser l’architecture HTML) M. Le Hégaret déclare : « énormément de travail reste à fournir, cela va nous occuper pendant au moins les dix prochaines années ». En effet, si à l’heure actuelle le W3C ne souhaite pas intégrer les bibliothèques JavaScript existantes (jQuery, YUI ou MooTools), le but est bien de répliquer certaines de leurs fonctionnalités directement sur la feuille de style. Cette méthode permet notamment un gain au niveau des performances. Une démonstration des possibilités peut par exemple être visualisée ici. Sur cette page l’agencement des blocs de texte est dynamique en fonction de la taille de l’écran de l’utilisateur. Notez par ailleurs que l’effet hover sur le menu de navigation est également effectué via CSS, là où les technologies Flash puis JavaScript étaient précédemment employées.
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